Tension géopolitique entre les États-Unis, l’Iran et l’Israël quel sera l’impact ?
Les tensions géopolitiques au Moyen‑Orient, particulièrement celles impliquant l’Iran, refont régulièrement surface dans l’actualité et soulèvent des inquiétudes quant à l’évolution du prix du pétrole et des marchés financiers. Ce type de situation n’est pas nouveau, et l’histoire nous offre des repères utiles pour mieux comprendre — et relativiser — les impacts économiques et boursiers.
Retour sur le choc pétrolier de 1979 : une leçon d’histoire
L’un des épisodes les plus marquants demeure le choc pétrolier de 1979, survenu à la suite de la Révolution iranienne. À l’époque, la production de pétrole iranien a chuté brutalement, provoquant une forte incertitude sur l’approvisionnement mondial. Bien que la baisse réelle de l’offre mondiale ait été relativement limitée (environ 4 à 7 %), la peur de pénuries futures et la spéculation ont entraîné une flambée des prix du pétrole, qui ont plus que doublé en moins d’un an.
Cet épisode illustre un point clé : les marchés pétroliers réagissent souvent autant à la perception du risque qu’aux faits concrets.
Conflits géopolitiques et pétrole : le même réflexe des marchés
Aujourd’hui encore, l’Iran occupe une position stratégique dans le marché mondial de l’énergie, notamment en raison du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial transporté par voie maritime. Toute escalade militaire ou menace sur cette route commerciale provoque généralement une hausse rapide des prix du pétrole, même si les perturbations physiques demeurent limitées.
Cependant, contrairement aux années 1970, le marché pétrolier moderne dispose de mécanismes de stabilisation plus développés, incluant des réserves stratégiques, une production plus diversifiée et une coordination accrue entre pays producteurs.
Le rôle clé de l’OPEP+ pour calmer les prix
C’est précisément dans ce contexte que s’inscrit le communiqué officiel de l’OPEP+ du 1er mars 2026. Les huit principaux pays producteurs du groupe ont annoncé une augmentation graduelle de la production de 206 000 barils par jour à compter d’avril 2026, tout en réaffirmant leur engagement envers la stabilité des marchés.
L’OPEP+ a également souligné :
- la faiblesse actuelle des stocks mondiaux,
- la solidité des fondamentaux économiques,
- et sa flexibilité à ajuster la production (hausse, pause ou recul) selon l’évolution des tensions.
Ce message vise clairement à rassurer les marchés et à éviter une envolée durable des prix, même dans un contexte géopolitique tendu.
Et les actions canadiennes dans tout ça?
Pour les investisseurs canadiens, une hausse du prix du pétrole n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle.
Historiquement :
- Les entreprises du secteur de l’énergie (producteurs, pipelines, services pétroliers) bénéficient directement de prix plus élevés.
- Le marché boursier canadien, fortement pondéré en ressources naturelles, tend à surperformer plusieurs marchés internationaux lors des cycles haussiers du pétrole.
- Certaines banques et compagnies d’assurance profitent indirectement de l’amélioration de la rentabilité du secteur énergétique.
À l’inverse, des secteurs comme le transport ou la consommation peuvent subir des pressions à court terme, ce qui renforce l’importance d’une diversification adéquate.
Pour vous donner une exemple, en 1979 le marché boursier canadien avait connu une année positive à +38.4%. Soutenu par les marchés : secteur de l’énergie, ressources naturelles et financières.
En conclusion : garder la tête froide
Les conflits géopolitiques liés au pétrole peuvent provoquer de la volatilité à court terme, mais l’histoire — de 1979 à aujourd’hui — démontre que :
- les marchés ont une forte capacité d’adaptation,
- les hausses de prix sont souvent temporaires,
- et le Canada est structurellement bien positionné lorsque le pétrole s’apprécie.
Comme toujours, une stratégie d’investissement disciplinée, alignée sur vos objectifs à long terme, demeure la meilleure réponse face aux soubresauts de l’actualité.
La force d’une équipe
Depuis 2014, l’équipe de Pérennité Gestion de Patrimoine accompagne ses clients avec rigueur et engagement dans l’atteinte de leurs objectifs financiers. Forts de notre expertise en services financiers, nous mettons tout en œuvre pour offrir des solutions adaptées, durables et réfléchies. L’excellence guide chacune de nos actions, mais c’est surtout la passion qui anime notre travail au quotidien.

En bref
N’oubliez pas la date limite du 2 mars pour une dernière cotisation REER pour l’année fiscale 2025.
Veuillez prendre note que Jean-Philippe sera à l’extérieur du bureau du 9 au 27 mars.
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