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Riches en briques, fauchés en fric

Une valeur nette d'un million, mais 2 500 $ en banque : le piège des patrimoines immobilisés dans la brique, et comment l'éviter.


Source : Fabien Major | Les pauvres millionnaires: riches en briques, fauchés en fric | Noovo Info

En Outaouais nous connaissons tous un couple de fonctionnaires à la retraite avec la grosse maison, sans hypothèque depuis plusieurs années et  la même routine depuis plusieurs années.

Sur papier, leur valeur nette dépasse le million de dollars, mais dans leur compte bancaire, il y a rarement plus de 2500 $ à la fin du mois. Leurs REER n’a jamais excédé 50 000 $, leurs CELI est vide depuis 2019, et ils n’ont possédé aucune action ou FNB. Ce qu’ils possèdent ? Une maison (non-liquide) et un revenu à vie avec la pension garantie du Gouvernement fédéral. Avec l’inflation des dernières années, les pensions garanties ne suffisent plus. 

La maison, ce coffre-fort vérouillé

De nombreux Canadiens vivent dans des propriétés ayant pris énormément de valeur depuis 20 ans. Mais cette richesse est immobilisée, inexploitable sans emprunt ou vente. C’est le syndrome du «house rich, cash poor». Selon Statistique Canada, près de 42% des Canadiens âgés de 55 ans et plus ont la majorité de leur patrimoine dans leur résidence principale, mais peu en liquidités.

Voici un cas typique :

  • Maison : 900 000$
  • Hypothèque : -100 000$
  • REER : 50 000$
  • CELI : 0$
  • Compte bancaire : 4 000$
  • Cartes de crédit : -1500$

Valeur nette : 852 000$

Liquidités disponibles rapidement : Pas grand-chose …

Le problème ? Cette richesse n’est pas utile pour faire l’épicerie, voyager, payer des soins médicaux, aider les enfants/petits-enfants financièrement.

Avez-vous déjà calculé les coûts annuels pour posséder une maison d’une taille moyenne-grande ? Les taxes municipales qui augmentent, les frais d’énergies plus élevés, l’entretien normal de la maison sont notamment des coûts même sans hypothèque.

Au final, la liberté financière ne se mesure pas en pieds carrés… mais en dollars disponibles quand on en a besoin.


Si ce courriel vous interpelle, prenez contacte avec nous dans le but de regarder vos options.

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Des options existent pour débloquer cette valeur

La bonne nouvelle, c’est qu’une maison n’est pas obligée de rester un coffre-fort verrouillé. Selon la situation, plusieurs avenues peuvent être examinées : une marge de crédit hypothécaire, une hypothèque inversée, ou tout simplement vendre pour habiter plus petit.

Mais attention : aucune de ces options n’est magique. Une marge de crédit demande de la discipline, parce que c’est de l’argent facile d’accès qu’il faudra rembourser. Une hypothèque inversée permet de rester chez soi, mais les intérêts s’accumulent avec le temps et viennent réduire ce qui restera à la succession. Et vendre la maison familiale, c’est autant une décision émotive que financière. Chaque avenue a ses coûts, ses avantages et ses conséquences — elles méritent d’être comparées calmement, chiffres en main, selon votre réalité.

La liquidité, ça se planifie — idéalement avant la retraite

Le syndrome « riche en briques, fauché en fric » ne tombe pas du ciel : il se construit sur des années, souvent en mettant chaque dollar disponible sur l’hypothèque pendant que le CELI reste vide. Rembourser sa maison est un excellent réflexe, mais l’équilibre compte aussi. Garnir ses REER et son CELI en parallèle, même modestement, c’est se donner plus tard le choix entre plusieurs sources de revenus — plutôt que de dépendre uniquement de la valeur de sa porte d’entrée.

Si la retraite approche, un plan de décaissement peut aussi faire une vraie différence : dans quel ordre puiser dans ses comptes, comment étaler l’impôt, quand demander ses rentes gouvernementales. Chaque situation est unique, et il n’existe pas de recette universelle.

Par où commencer?

Par un portrait honnête de votre situation : ce que vous possédez, ce qui est liquide, ce qui ne l’est pas, et ce dont vous aurez réellement besoin dans les prochaines années. C’est exactement le genre d’exercice qu’on fait ensemble lors d’une première rencontre. Si votre valeur nette est belle sur papier mais que votre compte bancaire ne suit pas, parlons-en — sans engagement, et sans jargon.

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