Investir dans votre REER sans liquidités, c’est possible.
Pas de liquidités pour cotiser à votre REER? Le prêt REER permet de profiter des avantages fiscaux dès maintenant. Voici comment.
On sait tous que cotiser à un REER, c’est une des meilleures stratégies pour réduire son impôt et se préparer pour la retraite. Mais si vous n’avez pas les liquidités pour le faire en ce moment, est-ce qu’il y a quand même une solution pour vous?
Oui, avec un prêt REER.
C’est quoi exactement?
Un prêt REER vous permet d’emprunter de l’argent pour maximiser vos cotisations dès maintenant. En retour, vous profitez des avantages fiscaux immédiatement. En plus, le remboursement d’impôt que vous recevez peut servir à rembourser une partie du prêt, ce qui allège cette dette rapidement.
Exemple
Imaginez que vous empruntez 10 000 $ pour cotiser à votre REER. En retour, vous recevez un remboursement d’impôt de 3 000 $. Ce montant peut être appliqué directement pour réduire votre prêt, vous laissant à rembourser 7 000 $ à votre rythme.
Le tableau présenté ci-dessous indique le montant d’impôt épargné et le coût après impôt d’une cotisation RÉER de 1 000 $ à différents taux marginaux d’imposition.
| Taux d’imposition marginal | Économie d’impôt | Coût après impôt |
| 25 % | 250 $ | 750 $ |
| 40 % | 400 $ | 600 $ |
| 45 % | 600 $ | 550 $ |
Pourquoi ça pourrait être une bonne option?
- Vous maximisez vos cotisations tout en profitant des rendements potentiels à long terme.
- Vous diminuez votre revenu imposable et profitez d’un remboursement d’impôt.
- Vous étalez les paiements pour que ça reste confortable dans votre budget.
Un autre exemple
Dans cet exemple on voit qu’avec une cotisation annuelle de 10 000 $ dans un REER et un rendement moyen de 6 %, vous pourriez accumuler près de 132 000$ après 10 ans et près de 368 000 $ en 20 ans. Plus tôt vous commencez, plus votre épargne profite de la croissance composée!

Les inconvénients à considérer
Avant d’aller de l’avant, il faut aussi réfléchir aux risques. Les intérêts sur le prêt peuvent réduire les bénéfices fiscaux si le taux d’intérêt est élevé. De plus, si votre situation financière change (perte d’emploi, imprévus), rembourser le prêt pourrait devenir difficile. Ce n’est pas une solution pour tout le monde et elle doit s’intégrer dans un plan financier réfléchi.
Si vous voulez savoir si un prêt REER est une bonne option pour vous, ou si vous souhaitez explorer les meilleures options d’investissement à l’intérieur de votre REER, n’hésitez pas à prendre rendez-vous en utilisant le bouton au bas du courriel.
Bonne semaine !
Le transfert « en nature » : cotiser sans vendre vos placements
Le prêt REER n’est pas la seule option. Si vous détenez déjà des placements dans un compte non enregistré, comme des actions, des FNB ou des fonds communs, vous pouvez les transférer directement dans votre REER, sans les vendre. C’est ce qu’on appelle une cotisation « en nature ».
Attention toutefois : aux yeux du fisc, ce transfert est traité comme si vous aviez vendu vos placements. Si ceux-ci ont pris de la valeur, le gain en capital devient imposable l’année du transfert. Et si vous transférez un placement à perte, la perte est refusée : vous ne pourrez pas la déduire. C’est un détail qui peut coûter cher quand on l’ignore.
Prêt REER ou transfert en nature : comment choisir?
Tout dépend de votre situation. Le transfert en nature convient surtout à ceux qui ont déjà des placements non enregistrés et qui veulent les mettre à l’abri de l’impôt pour la suite. Le prêt REER, lui, s’adresse plutôt à ceux qui comptent sur leurs revenus futurs pour rembourser. Dans les deux cas, l’objectif est le même : utiliser vos droits de cotisation sans attendre d’avoir les liquidités en main.
Emprunter pour cotiser : des précautions à prendre
Peu importe la formule, emprunter pour investir demande de la prudence. Contrairement à d’autres types d’emprunt à des fins de placement, les intérêts d’un prêt REER ne sont pas déductibles d’impôt. Le prêt doit aussi être remboursé même si la valeur de vos placements baisse, et un emprunt trop ambitieux peut mettre de la pression sur votre budget.
- Limitez le montant emprunté à ce que votre budget peut absorber confortablement.
- Prévoyez appliquer votre remboursement d’impôt directement sur le prêt pour en réduire la durée.
- Assurez-vous que la stratégie s’inscrit dans votre plan financier global, pas seulement dans la saison des REER.
Chaque situation fiscale est unique. Avant de choisir entre un prêt REER et un transfert en nature, prenez le temps d’en discuter avec votre conseiller : l’équipe de Pérennité peut vous aider à évaluer l’option qui convient le mieux à votre situation. Communiquez avec nous.

